mardi 12 juin 2012

La vie est dans : L'été

Je vais dire comme vous : je ne donne pas beaucoup de nouvelles.

À ma décharge, je me dois de consacrer mes congés au ménage de mon appartement, aux ballades au parc et à l'entretien d'amitiés que j'ai négligées depuis le début de cette année tortueuse de fin d'étude. Entre le travail rémunéré (qui est aussi intéressant qu'une partie d'échec contre un enfant de quatre ans) et les téléphones d'une directrice d'édition hystérique, je ne bénificie donc que de très peu de temps pour vous entretenir de mes tergiversations.

Et je dois aussi avouer que j'apprécie beaucoup quand certains d'entre vous me rappellent que ça fait longtemps que je n'ai rien posté. Orgueil, quand tu nous tiens...

Me revoici donc avec une nouvelle plutôt intéressante pour vous, petits coquins.

J'étais paisiblement assise sur le divan du salon (bon...«évachée» serait un meilleur terme, j'en consens...) en train de siroter un Mojito, le nez dans mon roman (Hunger Games, pas celui que j'écris...je suis une vilaine fille) quand le téléphone s'est mis à vibrer. Le temps que je le retrouve dans mon 3 et demi, naturellement, j'avais raté l'appel, mais mon ami l'afficheur est à ma rescousse.

Or donc, je me suis dépêchée de rappeler l'initiateur de tout ce dérangement, que je croyais être une amie revenue en ville.

Il s'agissait, en fait, de la directrice d'un programme scolaire dont j'attendais l'appel lundi dernier. Étant certaine que je n'avais pas été sélectionnée à cause du long délais de réponse, j'avais abandonné tout espoir, pleuré ma vie, et mangé de la crème glacée choco-menthe jusqu'au mal de coeur. Une fois m'être mouchée dans un chat qui passait par là (désolée, Sissi) et avoir chassé la froide friandise de mon système, je croyais l'affaire classée.

Mheu non.

La dame m'appelle donc ce matin. M'offre le poste. Et juste comme ça, pour l'été, je deviens professeure.

Littérature? Nanon.
Français.
Langue seconde.
Pour des petits canadiens-anglais venus des quatre coins de notre beau pays.
Et comme je suis une masochiste invétérée (voir mes stages de la session passée), quand la dame m'a demandé quel groupe d'élèves je préférais, j'ai dit : les débutants. Pour le plaisir, parce qu'en partant de rien, je suis certaine que je ne les ennuirai pas, parce que les premiers cours de langue sont toujours basés sur les jeux, les mises en scène, les activités. Je vais donc bientôt me retrouver devant une vingtaine de têtes adolescentes déracinées et incertaines, ayant pour mandat de leur apprendre à maîtriser la langue de Molière et ceci, dans la joie et l'allégresse d'un été chaud. Et de 8h à midi, s'il-vous-plaît.

Masochiste, je disais?
Non.
Seulement excitée par la perspective de la nouvelle job, par la diversion du travail rémunéré (que je conserve néanmoins), par la nouvelle expérience et par l'argent qui rentre. L'été va être occupé, certes, mais probablement beaucoup intéressant que les étés passés!

Et si vous trouvez que je ne punche pas assez ces temps-ci, attendez de voir les anecdotes que je vous raconterai bientôt. Je vais tellement vous brasser ça, ces petits canadiens-là, qu'il va bien en sortir quelque chose d'intéressant...

Moi. Toute seule. Devant une classe. Sans supervision.

On va rire.

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